-> MAWLAMYINE

Ce matin, Anne-Marie, pleine de courage se lève à 6 heures pour voir le Rocher et ses paysages au levé du soleil. Pour ma part, je dors jusqu'à 7h30…
On reboucle les valises qu'un porteur enfonce dans sa hotte pour la redescendre (bien que reconnaissant la pénibilité de ce travail, nous sommes scandalisées par le prix : 6000 k soit environ 6€ par valise par trajet. À noter qu'ici un professeur gagne 65000k par mois)
Bon, c'est réparti. Au milieu des échoppes, nous redescendons.
En chemin : Lui avec sa tête, il va nous porter la poisse…
Non ce n'est pas un bonze, mais un ermite
 
Arrivée en bas, nous reprenons le camion/ pick-up avec pour bien commencer la journée, une altercation avec un groupe de Français « dégagez, ces places sont réservées à notre groupe  » et désolée, mais nous n'avons pas dégagé.
Arrivée a Kimoun, nous cherchons un bus pour Hpa An. L'on nous explique, qu'il nous faut prendre le bus jusqu'à une autre ville, puis changement. Ok c'est parti
 
Un monsieur nous fait signe que nous sommes arrivées. Direction la vente de tickets pour Hpa An : « pas de transport direct »  » il faut aller à Moulmein et changer  » (c'est un peu comme si de Paris, l'on vous disait que pour aller à Dijon, il faut aller à Lyon et changer… » Et comme Moulmein (Mawlamyine ) est notre prochaine destination, nous décidons d'inverser nos étapes.
Fort tassées dans le bus, nous arrivons après 5heures de car a Mawlamyine. Direction l'hôtel ou nous avons réservé a partir du 9 – Bien sur pas de place. mais il reste une chambre pour demain, le 8 (c'est déjà ça)…
Enfin un autre hôtel nous propose une chambre sans clim, mais uniquement pour une nuit (après c'est full) Pas de problème le ventilo suffira.
C'est oublier qu'ici il fait extrêmement chaud, c'est ignorer que la chambre se situe plein sud et que le ventilo est éloigné des lits. Bilan : une nuit abominable, a transpirer, se doucher, se promener dans le couloir. (Plus frais que la chambre), garder la porte de la.chambre grande ouverte dans l'espoir d'un petit courant d'air !
 
Ce matin, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas la grande forme.
 
Petit déjeuner et nous déménageons. La chambre n'est pas prête, mais l'hôtel est agréable, le personnel charmant et il y a la clim !
En attendant notre chambre, petit tour en ville, ou vu notre forme nous n'apprécions rien (pas même le poissons en saumur sur le marché (beurp et encore beurp)
Nous profitons de notre petit tour pour prévoir l'étape suivante Hpa An :
Il n'existe plus de bateau publique pour la destination… Seulement des bateaux privés et chers. Nous nous inscrivons sur une liste afin de trouver des compagnons de route et de partager les frais.
Maintenant, réservons l'hôtel…. Rien ! Plus une chambre de libre pour toute la semaine a venir.
 
Alors, c'est décidé, nous n'irons pas a Hpa An.
 
Le guide en main, nous trouvons une autre destination. C'est certain, ce sera super. Prochain départ, lundi en attendant …. (Prochain article. )
 
 
Ce soir, publication de 3 articles. Alors remontez un peu en arrière, jusqu'au Lac Inlé…

Vientiane – Bad day

 

7h45 : C’est totalement ahuris, aie. Aie aie, difficile de se déplier. Le dos en compote, les jambes douloureuses, nous quittons notre Sleeping bus VIP. Plus de 11 heures pour Luang Prabang -> Vientiane, soit environ 400 km… (À peu près le meme temps que pour un Paris Bangkok), plus de onze heures coincés à se faire secouer.

Et il fait déjà très chaud.

Enfin un gros Jumbo (Tuk Tuk pour 20 personnes), nous amène dans la zone des hôtels et guesthouses. Full, full, full… Quelques chambres minables, aveugles nous sont proposées entre 30 et 40 dollars ! Soit, le Laos est plus cher que le Cambodge, mais là, ça dépasse les bornes. Je finis par négocier un belle chambre type suite, dans un hôtel supérieur pour 60 dollars. À deux ce sera moins cher que tout ce que nous avons vu . Renégociation pour la mise en place d’un extra bed, sans supplément. Gagné.

Très belle chambre, mais au 5eme sans ascenseur et sous les toits : il faut environ 2 heures pour la rafraîchir légèrement.

Bon, en sueur, toujours mal partout, une douche et au lit. Depuis mon petit plat à 18 heures hier, je n’ai rien mangé J’ai faim . Tans pis trop fatiguée, je dors : 2 heures de sommeil, mais pas suffisant pour être réparateur.

Sortie du lit très difficile. Recherche d’une gargote pour déjeuner. Ah, c’est dimanche et presque tout est fermé. Nous déambulons en plein soleil sans rien trouver (il n’y a d’ailleurs personnes d’autre que nous sur les trottoirs.) Enfin une petite salle à l’ombre. De moins en moins faim, je commande une salade de fruits/yaourt. Après avoir joliment arrosé mes fruits avec le frais yaourt, je trouve le goût pas terrible… Le yaourt est périmé depuis 4 mois ! Ils ne comprennent pas que je souhaite une autre salade de fruits (sans yaourt – ils sont tous périmés-) et donc nous demandons l’addition. Jacques a pu manger, mais moi juste boire un jus de citron. De plus en plus faim et aussi de plus en plus mal au cœur De moins en moins envie de quoi que ce soit. Sur le chemin de l’hôtel, je m’engouffre dans un petit magasin d’art Laotien climatisé pour prendre le frais (ouf, la fraîcheur coule sur les épaules). Tiens, ils vendent des thermomètres. Ah, il fait 32° dans le magasin. ..

Je trouve un petit salon de massage. Là, tout va bien et mes mollets se détendent un peu. (bien méritée)

Enfin un mini market : quelques biscuits bien secs et un énorme French Yogourt, non périmé. Retour à l’hôtel et ré sieste de 2 heures. Réveil : mal au coeur, mal au dos et terrible mal de tête Et donc, avant de prendre mon ordi pour vous donner des nouvelles… Merci Upsa

Et pour le dîner, ce sera : yaourt, eau !

Si tout va bien, demain devrait être une bonne journée.

Vous comprendrez qu’il n’y a pas de photos ce jour.

 

Juste oublié de vous dire qu’en prime, je me suis fait attaquer le bras gauche par les moustiques !!! Ça gratte, ça pique, environ une dizaine de piques entre l’épaule et le coude.

Muong N’goi /Luang Prabang / Vientiane

Merveille, ce matin ! Réveil au son du tambour des bonzes ! Du calme, du calme ! Une grande fraîcheur. il y en a qui se sont moqués de la petite couverture polaire que je promène partout, mais elle m’a servi dans l’avion, dans des chambres climatisées pour me donner une impression de couette (essentiel pour mon confort) et ce matin, elle me sert de châle douillet.

Une douche et direction le buffet du,petit déjeuner (royal) pour 20000 kips soit 2 euros. Les chiens viennent me dire bonjour, la vie nonchalante du village s’éveille.

Quel regret de ne pas avoir prévu 1 ou 2 jours supplémentaires ici ! (les billets sont pris pour ce soir).

Note personnel : Laure et Tierry, si je connaissais vos dates je réserverais pour vous. ;-). Ici, c’est le calme, mais aussi un paradis pour le Kayak, la rando, le treck, l’escalade !…

 

9h30, départ du bateau très surbookė ce jour. Le retour est plus rapide que l’allée, nous sommes dans le sens du courant.

À l’arrivée, un peu difficile de trouver le bus. Il n’y a pas de mini van VIP ici. Tant mieux : la différence de prix est négligeable, le confort.beaucoup plus spartiate, pas de clim, mais!… Impossible d’aller très vite !

 

Nous arrivons sans encombre à Luang Prabang. Nous retrouvons nos bagages, un passage au toilettes pour se changer, et dîner frugale au bord du Mékong

Direction la gare routier. Notre super Sleeping bus VIP nous attends À priori. Il semble parfait. À bord, ca se complique : il s’agit bien d’un « Sleeping « . Imaginez un gros bus de tourisme à 2 niveaux. Le plafond/plancher entre le niveau 0 et 1 à été retiré. À la place, de chaques côtés, des couchettes superposées. Jusque la tout semble aller!… Il s’agit de couchettes doubles aux dimensions laotiennes (environ 1,70 x 1,10) pour deux, dont un petit porte bagages au pied. Hauteur sous plafond en corrélation avec un individu de 1,60m. Donc quasi impossible de s’assoir.

Je ne veux même pas imaginer le ballant dans les virages. Pas de soucis, une fois de plus Buddha est à bord.

Dans la,nuit, nous voici partis. Aux roulis, tangages, soubresauts, il est facile d’imaginer l’état de la route. (route de montagne, il faut le préciser) parfois, le chauffeur s’arrête, bricole le moteur et on repart. Sans rien voir, puisque coincés dans les couchettes et encadrés soit d’une barre pour éviter de tomber dans le couloir, soit d’une barre pour éviter que la tête ne cogne la vitre. (une fois encore, merci ma chère couverture polaire, elle,me sert d’amortisseur.

Deux heures du matin un arrêt buffet. Mais là, malgré mon appétit à toutes épreuves et mes capacités à manger n’importe quoi, je n’ai aucune envie de la soupe de nouilles ou flottent quelques morceaux de viande. Donc diète

Mais que fait le chauffeur ? À grand renfort de jets d’eau, le voici entrain de refroidir pneus et freins. De grandes volutes de vapeurs émergent des pneus…

Allez on remonte, on se case dans le clapier.

Ouïe, aie… Ça saute de tous les côtés. La route décidément est excellente !

Mais pourquoi le car semble s’arrêter ? Je vois je vois, l’on croise un camion…. Manœuvres : en avant, en arrière. On sert à droite (oups cela semble être un grand grand trou), on effleure le camion, tout va bien on se croise ! La route est plutôt étroite.!.

Les reins commencent à faire vraiment mal, je ne sais,plus ou mettre,les jambes…

No problem, merci Buddha – on finira par y arriver