La mer / NGWE SAING J2

La journée commençait bien, puisque nous partions, en moto, sur notre petite route tranquille, dans un village de pêcheur situé a une vingtaine de kilomètres.
Au bout de 2 km, les choses changent puisqu'au lieu de notre charmante route nous nous retrouvons sur un chemin défoncé…
Que du bonheur !
Quelques heures a traverser la campagne, sur des petits chemins. Quelques heures a croiser plein de gens vivant majoritairement de la pêche. À longueur de temps des « mingalaba » (bonjour), des sourires… Nous avons plongé dans une campagne magnifique, dans un univers tellement éloigné du notre.
Un moment de découverte comme je les aime !
 
Une rivière à traverser. Le bac vient d'arriver, nous allons pouvoir embarquer…
 
 
 
Durant la petite traversee
 
 
 
La route continue, les activités matinales ont débuté déjà tôt ce matin
 
Ici aussi, il y a de la circulation
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C'est bientôt l'heure de l'école. En chemin, nous croisons plein d'écoliers.
Une autre rivière a traverser.
 
 
Beaucoup de monde sur le chemin de l'école. Chacun avec ses quelques affaires et sa gamelle.
 
 
 
 
 
 
Tout au long de la mer, des petits villages de pêcheurs …
 
 
 
 
mais aussi de l'activité dans les rizières.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enfin, au bout de la route, nous arrivons au gros village de pêcheurs.
La rue principale
 
 
Dans une crique, le port
 
 
 
 
 
 
 
Autour des bateaux, activité de snorkeling : un masque et un harpon artisanal.
 
 
 
 
Une rue du village côté mer.
 
 
 
 
 
 
Sur un quai, avec mon moto driver.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le poisson, c'est bien, mais pourquoi pas un peu de viande de temps en temps…..
 
 
 
 
Le point d'eau douce du village
 
 
Une petite famille, surprise, nous regarde passer.
 
 
 
 
 
Ces étrangers avec leur appareil photo paraissent bien inquiétants
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Avant de repartir, un petit café.
 
 
Sur la route du retour.
 
 
 
 
 
 
Après un petit,passage par « notre village », nous rejoignons un petit camp d'éléphants situé a une quinzaine de kilomètres. Pour cette seconde partie, nous nous éloignons de la mer, a travers des collines ou la déforestation a tout saccagé
 
Un accueil souriant
 
 
qui mérite bien un petit câlin.
 
 
 
 
 
 
 
 
Le spectacle des éléphants est vraiment fascinant.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pour ces quelques jours en bord de mer, le soleil n'est pas présent, dommage ! Le ciel est lourdement chargé, Tant mieux ! La chaleur est plus clémente.
J'imagine notre état si nous avions parcouru la route en plein soleil.
Tel que c'est parti, demain nous aurons droit à une pluie tropicale.
 

Au milieu de nulle part …

Départ de Paksé, direction le Sud. Choix entre voiture privée (400 000kips) ou bus public (30 000kips), le choix est vite fait !

En voiture…. (mon sac, sur le toit n’a qu’à bien se tenir)

L’avantage, je ne suis pas seule. Bagages en tout genre, caisses de bière (on ne sait jamais, ça peut servir…) marmite d’eau pleine de poissons vivants, une poule… Et surtout des femmes et des enfants qui animent le voyage par leurs rires.

 

 

 

 

 

Après quelques détours dans de petits villages reculés afin de déposer et faire monter quelques quelques personnes, me voici arrivée.

Un minuscule village en retrait du Mékong, quelques éléphants et la nature à l’infini.

Je me trouve un petit bungalow sur pilotis avec moustiquaires aux fenêtres et au dessus du lit.

Devant moi, un immense marécages, des buffles, quelques éléphants, des oiseaux et plein de papillons ! une petite mare, des lotus blancs, quelques fleurs exotiques. Un endroit à ne rien faire, juste s’impregner de l’environnement.

Les buffles se rafraichissent dans les hautes herbes (photo un peu flou car fortement zoomee)

 

 

Apres un diner ou je savoure le calme (et un gateau au chocolat) je rejoins ma chambre pour le moins isolée (les autres bungalows ne sont pas occupés), je fais brûler une spirale (deux précautions valent mieux qu’une). Une douche : tiens, je ne suis pas seule ! Un énorme gecko me surveille (j’aime moyen)

Je laisse les volets ouverts pour profiter de la lune et Au lit ! Planquée sous ma moustiquaire, j’écoute pour m’endormir, les geckos qui discutent.

Cacophonie !!! Le soleil se lève et pendant une dizaine de minutes grillons, cigales et autres criquets entonnent une chanson. Un bruit incroyable !

Lorsqu’ils veulent bien se taire, je peux me rendormir… Ah j’ai dormi 12h… Vite le petit déj.. Il en fallait bien un ! Je croise un serpent (il a plus peur que moi !)

Prête ? Allez direction le village qui se trouve à 1 km

 

 

 

 

 

 

 

 

pas grand chose… Quelques maisons de bois, une école, une ou deux micro épiceries… Et ici comme ailleurs, chacun a son antenne parabolique.

 

Amis parisiens, pas de panique. Je ne suis pas au fond de la jungle… Mon nom n’est pas Indiana Jones. Je suis simplement un peu en dehors des sentiers battus, à un endroit ou il y peu de touristes, mais quelques hébergements, l’électricité et même la WiFi.

 

 

Si si, je vous assure, il m’a fait un clin d’oeil…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors je suis,partie en balade ,sur son dos. En éléphant, c’est une autre façon de prendre de la hauteur….

 

 

 

 

 

 

 

Il m’a emnené voir le Mont Asa : Phou Asa est composé de plusieurs tours rappelant un château fortifié. Elles s’élèvent a environ 2 m et sont faites de pierres plates posées les unes sur les autres pour former une enceinte autour d’un donjon.

Les Laos la vénèrent comme l’ancienne forteresse d’un roi Attapeu. D’autres pensent qu’il s’agit d’une sorte de mégalithes rituels mais, comme beaucoup d’autres sites archéologiques du Laos, le mystère de ses origines reste entier.

De retour, je lui dit au revoir. Pas très rassurée, mais lui il semble,bien se marrer.

 

Belle journée !

 

Plateau BOLOVEN

Une journée passée sur ce grand plateau, situé entre Pakse et le Vietnam. À une altitude d’environ 1000 mètres, la température est beaucoup plus agréable que dans la plaine, petite fraîcheur même, le matin.

Après un départ sous une pluie fine, c’est la découverte d’une végétation verte et variée. Il est dommage que le temps soit,couvert, car de heures montagnes dominent le plateau et les paysages doivent être magnifiques. (dommage aussi pour les photos)

Découverte de plantation de thé, et surtout de café : la richesse de cette région avec d’importantes exportations notamment vers la France.

 

 

Ici, fleur de caféier. Un parfum semblable à celui du Jasmin

 

 

 

 

Préparation de mon café …

 

 

 

 

 

 

Séchage de grains du café

 

 

On se croirait à l’ile de la Réunion .!!!

 

De profondes vallées creusées dans ce plateau et l’eau s’y précipite en magnifiques cascades bordées de forêts. Il y a ici de quoi faire de superbes randonnées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Diverses ethnies peuples la région (il existe pres de 200 ethnies au Laos) dont certaines ne parlent pas le laotien et vivent dans des conditions de très grande pauvreté.

 

Dans ce village beaucoup d’enfants.

Des ONG travaillent à leur scolarité. À l’école, ils apprendront le Laotiens. Ici les familles vivent dans des maisons collectives. Il y en a certaines qui regroupent 70 personnes soit 4 ou 5 familles. (les enfants ci-contre, jouent sous une de ces maisons.!.)

Les familles sont polygames (pas plus de 4 femmes pour un homme…). Les petites filles peuvent être mariées dès l’âge de 4 ou 5 ans. Elles vivent alors avec la famille de leur époux. Elle ne partageront leur lit qu’à partir de 14/16 ans.

 

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Et enfin, enfin des éléphants !!!! C’est la première fois que j’en vois depuis que je suis au Laos.

Dans ce pays dit « du million Éléphants », il n’en reste plus que moins de 1500 plus quelques troupeaux d’éléphants sauvages. et ils auront disparu d’ici 50 ans si rien n’est fait.

« Combien d’éléphants trouve-t-on aujourd’hui sur le sol laotien?

Le nombre d’éléphants présents sur le territoire est difficile à déterminer. Il est estimé à environ 1200, dont pas moins de 500 animaux domestiqués.Cependant, chez les éléphants apprivoisés, le taux de natalité est en baisse constante ces dernières années tandis que celui de mortalité ne cesse d’augmenter. On dénombre en moyenne chaque année seulement une à deux naissances pour dix décès.

Comment expliquez-vous ce déséquilibre démographique

Historiquement, les bêtes étaient utilisées pour le transport du riz et du bois de chauffe, ce qui leur laissait du temps libre pour se reproduire. Aujourd’hui, le rythme de travail est tel qu’à la fin de la journée, les cornacs préfèrent laisser les éléphants attachés à un arbre toute la nuit afin de pouvoir les faire travailler dès le lendemain matin. A cette allure, impossible de se reproduire. Ajoutez à cela une population vieillissante et un manque à gagner significatif pour les cornacs à chaque grossesse et vous comprendrez pourquoi le taux de natalité chute de façon spectaculaire.

Etes-vous pessimiste quant à l’avenir de l’éléphant domestique au Laos ?

Au train où vont les choses, les éléphants domestiques auront disparu des terres laotiennes d’ici 50 ans. Depuis le début de l’année, seul un éléphanteau a vu le jour et l’on ne dénombre que six femelles de moins de dix ans pour toute une classe d’âge. Si l’on veut pouvoir espérer sauvegarder, grâce à la reproduction, une centaine d’éléphants d’ici 30 ans, il faut inverser la tendance dès maintenant.

Quelles sont les attributions de l’association ElefantAsia?

Sensibiliser, réaliser un travail vétérinaire sur les éléphants domestiques et développer les activités économiques alternatives sont les principales missions de l’association. Nous aidons par exemple à remplacer le débardage par le tourisme. En plus de faire vivre les cornacs, cela permetd’apporter une économie nouvelle dans les villages par l’artisanat, la cuisine… Nous avons également mis en place des randonnées à dos d’éléphants à Hongsa, dont les retombées sont plus que positives. Les cornacs nous sollicitent. Cela demande moins de travail qu’avec le bois et le danger est moindre. Enfin, le tourisme n’est pas non plus incompatible avec la gestation et pour le coup, l’éléphanteau attire les touristes, ce qui permet de le valoriser.

Comment encourager la reproduction?

Nous travaillons actuellement sur un projet de « congés maternité ». L’idée est de remplacer les femelles au travail par des motoculteurs afin de réduire le manque à gagner dû à la grossesse.

http://www.elefantasia.org/spip.php?rubrique1