J4 – Volcan Uran

Nous laissons derrière nous notre magnifique emplacement de camping et repartons sous le soleil.
En route, une femme nous offre en signe de bienvenue, notre premier verre d. »airag »… Ouh, ouh, ouh, pour le moins curieux, bizarre, surprenant…. Difficile a avaler…. Il va falloir nous y faire, puisque ici, ce lait de jument fermenté est symbole d'accueil, d'hospitalité.
 
Petite mais jolie randonnée qui nous mène au sommet du volcan Uran.
En chemin, un champignon.
 
 
 
 
 
Arrivée au sommet, nous découvrons un minuscule petit lac blotti au fond du cratère.
 
 
Au loin, au fond d'une vallée, une « petite maison dans la prairie » a côté d'un refuge d'hiver.
 
Au pied du volcan un autre refuge d'hiver. :
Les peuples nomades déménagent environ 4 fois par an, démontant leur yourte, emportant tous leurs biens et surtout leurs troupeaux. Les distances entre chaque campement sont relativement courtes (maximum 15 km). Pour l'hiver, les emplacements choisis sont (un peu abrité) et des abris construits pour les animaux).
Ci dessus, au premier plan, une barre entre 2 poteaux qui permet d.attacher les chevaux. Au fond a doite les enclos pour chèvres et moutons. A gauche, cabane servant de réserve alimentaires. La plupart du temps, l'abri hivernal ne comporte que les « bergeries » les familles s'installént dans une grande yourte (environ 5metres de diamètre) une petite yourte adjacente servant de remise.
 
 
Relativement nouveau ici, les bikers des steppes…
Et oui la technologie arrive et pour beaucoup la moto remplace le cheval, même a travers steppe pour rabattre les troupeaux. La sécurité inconnue ici, la vodka aidant, des motos chinoises plus adaptées aux routes qu'au tout terrain, c'est par centaines que se comptent les morts accidentelles chaques années…
Petites villes croisées déci delà… Toutes semblables, quelques maisons aux toits de couleurs dans des enclos ou généralement une yourte est installée dans le « jardin » afin d'héberger d'autres membres de la famille. Tout cela enfermé dans de tristes palissades. Des conditions de vie pauvres et difficiles. Pour nous, cités sinistres et déprimantes.
 
Même si Jagaa connaît parfaitement son pays et les piste, il faut parfois confirmer l'itinéraire.
 
Une vallée, le long de la rivière Orkhon…. Pas mal pour passer la nuit, qu'en pensez vous ?
 

J3 – Vers notre première nuit de camping.

Ce matin, en repartant, nous empruntons cette piste qui mouillée nous avaient value quelques grosses frayeurs…
 
 
Un bruit bizarre dans la voiture nous vaut une petite pause
Sous l'œil suspicieux des aigles.
Nous ne profitons pour observer l'abondante flore présente ici.
Essentiellement des fleurs dans les teintes bleues, mauves… Dont de magnifiques chardons.
Un signe de Jagaa, et en voiture pour la suite …
 
D'immenses plaines s'étendent devant nous yeux, au fil des kilomètres. (Les photos malheureusement ne rendent pas fidèlement les incroyables vues qui s'offrent a nous, ni la beauté des ciels changeants)
 
Notre installation ce jour, un peu surelevee, nous permet d.observer dans le lointain des yourtes et troupeaux isoles
 
Au creux d'un vallon, notre campement.
 
 
 
 
 
 
 
De la porte de ma tente…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bayaraa consciencieusement prépare notre dîner,
pendant que Jagaa entretient, bricole ou répare ..la voiture.
 
 
A table ! Ce soir, merci Bayaraa pour les makis. Ils seront accompagnés d'une bouteille Bergerac…
 
Pendant que le soleil se couche, nous réunissons du bois et préparons un feu de camp.
 
 
Quelques photos pour me faire plaisir…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et bonne nuit….
 

J2 – Monastere AMARBAYASGALANT

Avant les purges sovietiques, la populations comptait 600 000 habitants dont 122 000 moines repartis dans 750 monasteres. Plus de 25000 moines ont été exterminés, la majorite des monasteres detruits
Sur l.ensemble du pays, seuls une petite poignee de monastères subsistent, dont celui-ci classé par UNESCO au patrimoine mondial.
 
Début du siècle passé près de 3000 moines vivaient ici. A ce jour, il en reste 30….
 
 
 
C'est a pied que Roselyne, Daniele et moi quittons notre village de yourtes pour parcourir les 8 km qui nous a mènerons au Monastère.
Au croisement, heureusement que Bayaraa est là pour nous indiquer la route a suivre… (A noter que nous sommes ici sur une route départementale fréquentée).
 
 
A pied, moins simple qu'en voiture pour traverser la rivière.
Puis, se rechausser.
C'est reparti…
C'est tout au bout d'une longue et large plaine qu'est implanté ce somptueux monastère.
Nous y retrouvons Jacqueline, arrivée en voiture avec Jagaa (prononcer Djarrrrrra),
 
Un mur devant l'édifice afin de le protéger les mauvais esprits
Sur le mur, dragons protecteurs…
 
 
Le vents fait virevolter les drapeaux a prières
 
 
Intérieur du temple. Moinillons qui prient
. Balin : offrande a Bouddha, réalises avec du beurre et de la farine, par les moines.
 
 
Après la visite :
Il y a la queue pour allez aux toilettes.
 
Derrière le temple, une allée ponctuée de moulins à prieres, monte jusqu'à un Bouddha géant.
 
Ici, bouddhisme et chamanisme se mêle. Temple, stupa, Ovoo
Tout autour du stupa, agités par les vents, des drapeaux égrènent les mots, les prières s'envolent aux quatre vents.
 
Au détour de notre balade
Hello, vous me connaissez ? Je suis « zizelle  » (prononcer) zizil »… Mes cousines européennes vivent dans la montagne
. Et oui, je suis une marmotte.
Je m'amuse beaucoup ici ou j'ai plein plein plein de copines.
 
Dans ce pays, il y avaient beaucoup de marmottes comme chez vous. Mais ils n.en reste presque plus. Elles ont été chassées pour être mangées. Maintenant, il n'y a presque plus que nous rt nous sommes très nombreuses : des marmottes, soit, mais toutes petites, environ 30 centimètres, queue comprise.
 
 
 
 
Et partout, des fleurs,, des champignons…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Pour sourire…

 
En fin de journée, profitant de notre yourte chauffe avec son petit poêle pour laver notre petite lingerie… Et suspendons tant bien que mal, petites culottes et soutiens gorges tantôt au dessus du poêle, tantôt à l.armature, tout autour.
Lorsque Bayaraa, passe nous apporter du bois Scandale !!!!!!!
Le fond de la yourte, soit le nord est : sacré … De plus, la tradition interdit tous objets au centre, lieu oū trône le foyer.
 
Donc le branle bas de combat et au milieu d'eclats de rire nous modifions notre sechoir impoviser, afin de trouver un aménagement plus adéquat mais surtout plus en corrélation avec les coutumes locales.
 
 

J1 En route

Ce matin, l'on boucle les valises.
 
 
Chargement de notre vehicule : tentes, matelas, réchaud, vaisselle … Sac de carottes, de choux, de patates…
 
Direction le plein Nord,
 
en route, nous nous arretons pour assister a une fete locale. Beaucoup de monde, certains venus en voiture , d'autres a cheval.
 
 
 
 
Quelques jeux pour les enfants, vente de produits fermiers, et surtout courses de chevaux.
Plusieurs distances a pourcourir, 15, 20 ou 30 km sur lesquels les chevaux sont lancés au maximum de leurs capacités . A notre arrivee, 2 chevaux sont a terre, a l'agonie : ils viennent de terminer une course de 30 km, poussés jusqu.a l.epuisement…
Voici le eilleur cheval du jour. : Non, ce n.est pas une antenne GPS qu'il a sur le tête…. Il s.agit de sa longe attachée à une corde fixée entre deux poteaux
 
 
 
Nous poursuivons notre route, juste avant Darhan-uul, nous bifurquons gauche direction Erdenet, puis a droite plein nord sur 35km de piste. – sur cette photo, au milieu du troupeau, le départ de notre piste.
 
 
Il a plu aujourd'hui, la piste est en fort mauvais état (pas de photos,). Des ornières bourbier, des cours d'eau a traverser, des dérapages (bien contrôlés…)
On a bien ri !
 
 
 
Notre premier campement en Yourtes.
 
 
 
On ferme la « fenêtre du toit », avant
 
 
 
 
 
 
Avant d.allumer le feu.
 

OULAN BATOR

Ce matin, elles sont arrivées. Daniele de Lyon, Jacqueline de Quimper et Roselyne de Nantes.
Au programme, restau, visite d’un monastère, spectacle de chants et danses mongol et pour finir re restau avec notre accompagnateur de voyage et le chauffeur.
Demain matin, enfin, notre petite équipée prendra la route à la découverte de la nature mongole.
Au programme, nuits en amis de yourtes, camping, nuits dans une famille nomade. Au milieu de tout cela, juste une nuit a l’hôtel. Plein de choses donc a vous raconter…plus tard.
Il y a donc fort peu de chances que vous n’aviez des nouvelles avant le 9 septembre.
Bises a tous,
À bientôt

OULAN BATOR

Aujourd.hui, sous un soleil magnifique, je sillonne la vie par une avenue, plus calme, plus cossue que celle d'hier, pour me rendre au « Temple Musée du Choïjin Lama »
 
Un des rares monastèress qui fut sauvé. Il fut fermé en 1934 et l'idee de le transformé en Musée du féodalisme. Aujourd'hui, ce n'est plus un lieu de culte en activité
Il s'agit d'un charmant petit monastère de style Chinois composé de 5 petits temples, perdu au milieu de la ville, des immeubles…
 
L'ensemble, en fort mauvais état
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A l'entrée, une interessante illustration de ce qu'était UB en 1913 :
Au centre une grande étendue qui correspond a l.immense place que je vous ai présentée hier et que domine aujourd'hui une statue de Gengis Khan. Tout autour, une citée de yourtes.
Le Monastère que je visite se situe au centre, à l.extreme Sud du plan.
A l'ouest, de qu'était l'immense monastère de Gandan. Je le visiterai demain (du moins ce qu'il en reste )
 
La ville actuelle englobe tout cela , jusqu'au pied des montagnes.
 
 
 
 
Revenons a la viste du jour, l'endroit reste agréable. Les 5 petits temples sont très riches en masques, objets rituels, statuts polychrome en papier , bois, bronze… (pas de photos car interdit en intérieur)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
😉 celle là, j'avais pas le droit
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Le reste étant promenade au soleil, le nez au vent..

OULAN BATOR (Héros Rouge) – Découverte de la ville

Après une nuit plutôt mauvaise, décalage horaire oblige, je pars la la découverte de la Capital.
 
Ma première impression se confirme. La ville ne présente guère d'intérêt, pour être honnête, elle est carrément moche, grise (d'autant que le temps est couvert), bruyante. Heureusement je ne suis pas venue en Mongolie pour sa Capitale.
Il s'il s'agit d'un agglomérat d'immeubles, de grues, de tours récentes de constructions soviétiques, de béton décati… (Guère de photos a vous montrer).
La ville s.étend d'Est en Ouest tout au long d'une artère principale « Enkh Taivny Örgon Chölöö » ou (plus simple) « Peace Avenue ». Donc un peu de sens de l'orientation et pas de problèmes.
La ville est cernée de montagnes (seul sourire ambiant) et les banlieues s'étendent jusqu'à celles-ci.
« Peace Avenue…
 
Le seul intérêt (relatif) de la ville est l'immense place Sükhbaatar Talbai.
 
 
 
En 1921 Damdin Sükhbaatar « Héros de la Révolution » déclara l'indépendance total de la Mongolie a la Chine (mais pas à l'Union Soviétique). La Place porte son nom et une statut équestre de ce dernier y tient bonne place.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une énorme construction en marbre a été élevée au Nord de la place et fut terminée en 2006 pour le 8eme centenaire du couronnement de Gengis Khan (détail en fin de l'article). Au centre de la construction uns gigantesque statue de ce dernier.
 
 
 
 
Cette place fut, en 1990, le théâtre des premières manifestions qui débouchèrent a la chute du communisme en Mongolie.
 
Aujourd'hui cette place sert de,lieu de rassemblement, accueille des cérémonies, des concerts rocks..
 
Autour de la place l'on peut voir, le Palais de la culture, l'Opera National, la Bourse…
 
 
 
 
 
 
 
 
La Place est fermé au Sud, par le Blue Sky, Hotel et Tour, symbole de la,modernité de la ville…
 
 
 
Bizarre, ici, les magasins n'ont pas de vitrines. Juste des enseignes précisant de quoi il s'agit (pratique, tout est écrit en cyrillique mongol…)
Les voitures majoritairement Japonnaises ou Coréennes ont le volant soit a doite, soit a gauche ! Ici,,priorité aux voitures, non aux piétons : traverser s'avere une aventure a haut risque et marcher au bord du trottoir est suicidaire, les bus ayant priorité total sur le file de droite, et vous rasent les moustache si vous vous approchez.
A noter que j´ai tout de même,visité les « Galeries Lafayettes » locales où les pulls en cachemire (j'adore) sont un vrai bonheur et les prix bien qu'élevés nettement moins chers qu'en France…
 
Voilà en résumé j'ai tout de même déambulé quelques 5heures dans cette ville sans âme et devrais enfin bien dormir cette nuit. Demain visite d'un des 2 monastères de la ville ayant survécu aux purges passées.
 
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Gengis Khan

 
Gengis Khan, d'abord nommé Temüdjin, né vers 1155/11621 dans l'actuelle province de Hentiy (Mongolie), mort en 1227 dans l'actuel district de Qingshui (Chine), est le fondateur de l'Empire mongol, le plus vaste empire contigu de tous les temps.
Issu d'un chef de clan de la tribu Bordjigin, il utilise son génie politique et militaire pour rassembler plusieurs tribus nomades de l'Asie de l'Est et de l'Asie centrale sous l'identité commune de « mongoles » ; il en devient le khan (dirigeant), puis le Tchingis Khagan (empereur ou chef suprême), avant même de se lancer à la conquête de la Chine. À la fin de son règne, il contrôle une grande partie de l'Asie, avec, outre la Mongolie, la Chine du nord et la Sogdiane.
Après sa mort, l'empire est considérablement agrandi par ses successeurs, qui le dirigent encore pendant plus de 150 ans. Son petit-fils, Kubilai Khan, est le premier empereur de la dynastie Yuan en Chine.
Pour les Mongols, qui le considèrent comme le père de leur nation, Gengis Khan est une figure légendaire entourée d'un grand respect.

Mais, dans nombre de régions d'Asie ravagées par ses guerres ou celles de ses successeurs, il est considéré comme un conquérant impitoyable et sanguinaire3.

Au même titre que Davout, Souvorov, Sylla ou Khaled ibn al-Walid, il est l'un des seuls généraux militaires de l'Histoire à n'avoir jamais perdu de bataille[réf. nécessaire]. Gengis Khan aurait même affirmé que seul le temps lui avait manqué pour conquérir le monde[réf. nécessaire].
L'empire de Gengis Khan
 

ARRIVÉE Présentation Générale

Et oui, je suis repartie et donc de nouveaux articles sur le blog.
Pour certains qui me suivent au quotidien, dans la Série « voyages de Claire », démarrage d’une nouvelle Saison « Mongolie »
Vu le rythme et les conditions de mon voyage, il est peu probable, cette fois ci, que je publie des articles au jour le jour.
Les articles seront publiés chronologiquement, mais très certainement en décalé par rapport à la réalité Donc n’hésitez pas a vous inscrire* afin d’être prévenu lorsqu’un nouvel article est plublié
* (a la fin des articles en bas de page )
Mongolie, Mongolie… dirons certains… c’est ou ça ?
Quelque part, au milieu des terres…
La Mongolie un pays d’Asie, situé entre la Russie et la Chine . Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (mongol : Улаанбаатар, Ulaanbaatar), la langue officielle est le mongol et la monnaie le tugrik.
La Mongolie a la plus faible densité de population au monde (1,9 hab/km²).
La Mongolie (1 566 500 kilomètres carrés) possède un territoire grand comme 2,5 fois la France. La Mongolie se situe sur un vaste plateau montagneux incliné d’ouest en est dont 80 % des espaces se situent à plus de 1 000 mètres d’altitude. Le climat de la Mongolie est l’un des plus continentaux du globe : les températures descendent régulièrement autour de -40 °C en hiver dans la plupart des régions et peuvent dépasser +40 °C en été dans le désert de Gobi.
Et pour mieux comprendre ce que je vais découvrir ainsi les photos…..

Un peu d’Histoire

La Mongolie fut le centre de l’Empire mongol au xiiie siècle et fut ensuite gouvernée par la dynastie mandchoue Qing de la fin du xviie siècle à 1911, date à laquelle l’indépendance de la Mongolie fut proclamée à la faveur de la chute de l’Empire chinois. Tout en conservant officiellement son indépendance pendant la période soviétique, la politique de la République populaire mongole était cependant strictement alignée sur celle de Moscou. Après la fin de la Guerre froide et la chute du communisme en Mongolie en 1990, le pays adopta une constitution démocratique en 1992.
Son territoire est immense, mais possède très peu de terres arables, le pays étant montagneux et couvert de steppes dont l’aridité croît en allant vers le sud (désert de Gobi). Près de 30 % des 2,8 millions d’habitants sont nomades ou semi-nomades. La religion principale est le bouddhisme tibétain et la majorité des citoyens (80 %) sont d’origine mongole. Il existe néanmoins des minorités turcophones, les Kazakhes et Touvains surtout à l’ouest. Près du tiers des habitants vit dans la capitale Oulan-Bator.

Religion

Le bouddhisme tibétain apparu au xiiie siècle devient religion d’État de l’Empire mongol au xvie siècle après la visite du 3e dalaï-lama, Sonam Gyatso.
Il éclipse alors le chamanisme, qui fait l’objet d’une campagne de quasi-éradication. Sous couvert de modernisation, le bouddhisme subit les foudres d’un régime athée proche de Joseph Staline dans les années 1930.
S’il n’est plus religion d’État, le bouddhisme tibétain reste aujourd’hui la religion de plus de 55 % des Mongols alors que le chamanisme redevient en faveur à partir des années 1990.
Plus de 50 % des Mongols sont bouddhistes tibétains, 40 % athées, 6 % chamanistes ou chrétiens, et 4 % musulmans
En 1911, la Mongolie est devenue un état religieux indépendant avec le 8ème Bogd Khan comme dirigeant. A la suite de la révolution populaire de 1921, le Bouddhisme commença toutefois à décliner, et dans les années 1930 et 1940, presque la totalité des monastères mongols fûrent détruits par le gouvernement dans un effort pour abolir la religion de l’état.
La forme du bouddhisme pratiquée en Mongolie a extrêmement été influencée par les pratiques rituelles et mystiques du Tantrisme, reflétées surtout dans la croyance dans le pouvoir surnaturel des mots sacrés. Cette croyance prend la forme de livres ou drapeaux imprimés et de mantras récités. Dans « la secte jaune » du bouddhisme, le livre est l’objet le plus sacré. Il est la source de sagesse aidant l’Homme à échapper à sa souffrance. En cas de maladie ou de malheur, ainsi qu’aux périodes indiquées par les tables astrologiques, les Mongols considèrent opportun de lire ou de faire lire par des lamas des livres en particulers. Typiquement, ce n’est pas le livre entier qui est lu mais le dharani, des séries de textes et de syllabes magiques qui renferment l’essence du livre en question. Chaque famille considére qu’il est de très bonne augure d’être en possession d’un sutra religieux, qui est plié dans un tissu et gardé précieusement dans l’arrière de la yourte. Seul un Lama est autorisé à toucher ce sutra. Ainsi il n’est jamais lu comme tel, mais conservé en symbole de son contenu, lequel est considéré comme ayant de l’influence en fonction qu’il soit lu ou pas.
Les Mongols croient également que placer un drapeau de prière (khiimoriin dartsag) sur un poteau à l’arrière de leur yourte leur apportera soutien dans leur vie quotidienne. Les mots inscrits sur leur drapeau sont supposés être « activés » par le souffle continu du vent. De la même manière les prières peuvent être activées en portant un livre à sa tête, ou en tournant la roue d’un moulin à prière, un appareil cylindrique contenant des centaines de prières.
Arrivée hier soir, la vraie aventure débutera avec l’arrivée de mes compagnes de route, dimanche.
Puis dès lundi « on the road »…